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Vous savez sans doute que le magazine L'Injecteur est conçu, à la base, par quatre personnes issues du millieu de la consommation. Deux à Montréal : Keby et Marie-Pipi, un en Abitibi : Rémy et une à Québec : Maripe. On nomme ces personnes les « InfomanEs ».  Pourquoi infomanEs? Eh bien, sans doute parce qu'ils sont toujours à la recherche d'informations intéressantes à vous offrir, vous, lecteurs du magazine.  Vous vous demandez à quoi ressemble une semaine dans la peau d'un infomanE?  Tout d'abord, Keby et Marie-pipi choisissent ensemble le sujet principal du numéro, soit le travail pour le présent numéro.  Ensuite, ils discutent dans le but de trouver des idées d'articles intéressants.  Une fois cela convenu, ils font beaucoup de recherche pour trouver le plus d'informations pertinentes sur les sujets qu'ils ont décidé d'aborder.  Ensuite, ils décortiquent toute la documentation qu'ils ont dénichée pour rédiger des articles à la fois courts (vu la longueur du magazine), instructifs et informatifs.  En plus de la recherche, de la rédaction et du temps passé dans les organismes, les infomanEs doivent également concevoir la page couverture et les couleurs à utiliser, ils doivent sélectionner les images et les textes à publier, ils doivent représenter le magazine dans le cadre de plusieurs événements en plus de consacrer du temps à leur vie personnelle, qui ne se limite sûrement pas à être infomanE ! Ils sont soit artistes ou musiciens, ils occupent d'autres emplois et ont plein, plein d'autres intérêts ! Venez les rencontrer, ils sont tellement sympathiques !!!

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SALUT À TOI! 

Je m'appelle Marie-Ève Paquin, je suis québécoise et je suis née à Montréal. Je suis une enfant adoptée qui à l'âge de 12 ans a été placée dans les Centres d'accueil. J'étais enragée, je ne voulais pas entrer dans ce système de merde... À 15 ans, j'ai fait une fugue (une de plus), puis j'ai commencé à consommer du crack. J'ai passé l'hiver à squatter à l'Obélix, puis l'été est arrivé et je suis partie à la recherche d'aventures dans le Canada. Je voyageais avec mon squeegee, mon outil de travail, en plus d'être une arme pour me protéger. Terre-Neuve, Toronto, Winnipeg, Vancouver et puis je suis revenue à Montréal. « There's no place like home ». C'est ici que j'ai rencontré ma douce, l'héroïne. Je m'injectais un peu de tout et n'importe quoi, dilau, coke, crack, pcp, etc. Plusieurs années, sevrages, OD, et rechutes plus tard, me voilà! Je veux maintenant m'impliquer pour tout les gens qui sont comme moi et vivent dans l'injustice et la répression jour après jour. Je suis très fière d'être une infomane pour l'Injecteur et de pouvoir vous informer et vous permettre d'avoir votre mot à dire, vous aussi.

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Salut à tous les super lecteurs de l'Injecteur!

Je suis Kaven, j'ai 25 ans, j'suis né à Québec et j'ai été élevé par ma mère monoparentale, alcoolique et toxicomane. On vivait sur le B.S, ça pas été facile. J'ai commencé à me geler assez tôt sur le PCP et le LSD. Je crois que c'était en lien avec mon homosexualité. J'ai prié Dieu et Diable pour redevenir "normal". Je ne pouvais pas envisager un tel drame, moi qui d'avance avais peu d'amis. J'ai fini par accepter ma sexualité. Ça existe un punk gay?! Ben, ça m'a tout l'air! Mon côté marginal et mes différends avec l'autorité m'ont fait quitter l'école et partir tôt de chez ma mère. Je suis un extrémiste, un expressif.

J'ai eu plusieurs époques sur différentes drogues. J'ai fréquenté les shows punks, la rue, les bars gais, les raves. Même pas majeur encore, je commençais à faire le travail du sexe. Ensuite, j'ai essayé toutes ces drogues qui à l'époque étaient nouvelles. J'ai eu beaucoup de fun, mais ces nuits incessantes sont destructrices à la longue. Tranquillement, j'ai commencé à poffer ma coke.

Quand j'ai décidé d'arrêter de consommer, je suis allé à Dollard-Cormier. J'étais complètement dépressif, la tête basse et l'estime à zéro. J'avais arrêté d'écrire, de jouer de la guitare, de lire, je faisais juste consommer. Je me suis relevé. J'ai tout arrêté d'un coup et j'ai été faire une thérapie externe pour polytoxicomanes au centre ASPA. J'y ai appris à me restructurer l'esprit et recommencé à m'aimer. Depuis, j'vais bien, dans mon nouvel appart avec ma colocataire et ma petite chienne Betsy. En plus avec mon récent emploi à l'Injecteur qui me renoue avec ma soif d'écrire.

 

 

 

 

   

 

 

 

 

                                                 

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